Si j’étais un rêve

Charlotte Bousquet

Lina et Nour sont en classes de seconde, l'une à Sofia en Bulgarie, l'autre à Paris. Leurs professeurs de français organisent un échange de lettres manuscrites entre leurs élèves.

Lina est fille de diplomate, elle est engagée, révoltée par la corruption des politiques, le racisme dans son pays, la vie des Roms, la montée de l'extrême droite en Bulgarie. Nour vient du 93, c’est une écorchée vive. On sent d'emblée un profond malaise chez elle, un mal-être adolescent qu'elle expulse par le slam et une volonté de contrôler son corps avec le body art (tatouage, piercing, scarifications, implants)....

Au début, c'est un travail scolaire mais cela devient vite pour Lina et Nour un vrai plaisir de s'écrire, de découvrir qui est l'autre, sa vie, sa ville, son pays et petit à petit le besoin se fait sentir d’un échange plus rapide par les réseaux sociaux.

Un jeu de portrait chinois s'organise entre les deux filles qui nous permet de mieux d'apprécier toute la complexité de ces deux adolescentes.

Enfin une rencontre est prévue mais le ton de Nour se fait alors plus distant, que se passe-t-il vraiment dans sa vie ?

Voilà un très joli roman sur l'adolescence, ses questions, ses maux, ses peurs et ses malaises mais aussi sur la tolérance, la peur du rejet lorsque l’on est différent, l’engagement des jeunes dans les combats de société.

C'est juste et délicat, les descriptions sont émouvantes, les mots sont pesés et la compréhension de deux êtres en construction est vraiment sensible.

Un vrai plaisir à ne pas réserver qu’aux ados.



Retrouvez ce roman dans les médiathèques d'Antony

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