Retour sur… Soirée poétique et musicale du 16 juin 2017

Une soirée conviviale et festive aux couleurs de l’Afrique

Pour fêter 7 années de rencontres et de partage, de découvertes poétiques et littéraires au sein des ateliers d’écriture animés par Annick Dherbecourt, notre concert-lecture reprenait le thème du Printemps des poètes : « Afrique(s) ». Le dialogue entre les textes et la musique, interprétée par la belle voix de Marylène Ingremeau et les percussions de Khalid Kouhen, a enchanté l’auditoire.

L’Afrique, un continent si riche et divers que certains préfèrent le mettre au pluriel. Annick Dherbecourt nous l’a présenté à travers la littérature francophone, plus facile d’accès pour les participants de l’atelier dont la majorité n’y avait jamais séjourné.

Quel plus beau trait d’union entre deux univers, deux cultures, que des poètes comme Léopold Sédar Senghor, Bigaro Diop, Aimé Césaire…

En choisissant une période où il s’agissait pour les poètes noirs de réagir contre une idéologie esclavagiste et coloniale et aussi d’affirmer les valeurs originelles des cultures africaines, Annick nous a emmenés à la découverte d’une poésie de combat, d’évocations nostalgiques, d’exil mais aussi d’espérance. Des poèmes-poignées de mains, selon la formule de Paul Célan, poèmes-insurrections, poèmes aussi de tradition orale : du récitatif des Griots au Blues… Des poèmes qui disent toute leur musique à haute voix.








Déjà transporté dans une Afrique magique par la présence des photographies de Rémi Hostekind représentant un féticheur et une jeune fille béninoise nommée Merveille, le public écoutait avec attention la voix émouvante de Marylène chanter dans différentes langues africaines des chansons du répertoire traditionnel mais également d’artistes comme Myriam Makeba.






Ektara (instrument à une seule corde de l’Inde)



Instruments : kalima et sanza, jarre, calebasse, daf (grand tambourin iranien)…







Khalid Kouhen, artiste bien connu des amateurs de jazz et de musique métissée avec ses percussions aux sonorités subtiles et souvent mélodiques accompagnait les textes et les chants, créant une osmose entre eux, variant les rythmes, dans des formules souvent incantatoires.







Pour prolonger le plaisir de ceux qui y ont assisté et donner aux autres une idée de cette soirée, voici la liste des morceaux qui ont été interprétés et les liens vers les sites à visiter.

- OÏBIR en ouverture, rencontre entre un « chant à penser » de centrafrique et un lamento d’Albanie.
- QONQOTHWANE (aussi appelé the click song) de Miriam Makeba.
- GHAZALI, un chant arabo-andalou (avant Maimounata)
- 2 chants de l’Erythrée : NUMEY et ASAMEN GANA
- AMOR MI FA CANTAR, un chant italien
- KHALVATE KHAS, chant iranien
- AMAMPONDO, 2e chant de Miriam Makeba, celui un peu drôle avec les souffles haletés, qu’on a fait avant « Trumpette »
- E LUMALILALE, chant de Madagascar en final avec participation du public.


Marianne K.T.




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