Les trouvailles du Café-Lire - Novembre

Chaque mois des idées de lectures éclectiques par des lecteurs passionnés.

Dans nos trouvailles du mois de novembre, les écrivain-e-s viennent d’horizons différents, Grande-Bretagne et Etats-Unis pour l’une, France et Sud-Corée pour une autre, Russie ou Allemagne pour d’autres encore. Et au passage de leur langue d’origine au Français, ils ne perdent rien de leur qualité et de leur intérêt. Une invitation au voyage dans une grande variété de cultures…

Inséparables de Sarah Crossan, traduit de l’anglais par Clémentine Beauvais  – Rageot, 2017 Titre original : « One »

 

Grace raconte son quotidien avec sa sœur siamoise. Solidaires pour le meilleur – leur affection l’une pour l’autre et leur complicité - et pour le pire – les maladies, les déplacements difficiles. Nous faisons leur connaissance à une étape clé de leur vie, leur entrée au collège à 16 ans.

Elles y rencontrent l’amitié, y côtoient la curiosité voire la pitié, sinon le rejet, mais aussi l’admiration.

On apprend aussi beaucoup sur l’incidence de leur différence sur le climat familial et les problèmes d’argent.

Ecrit en vers libres, le récit se lit pourtant facilement, agréablement, en anglais (sous le titre « One ») comme en français, un coup de chapeau à la traductrice Clémentine Beauvais.

 

 

Hiver à Sokcho de Eliza Shua  Dusapin – Folio, 2018

 

A Sokcho en Corée du Nord, une jeune cuisinière franco-coréenne qui rêve d’ailleurs rencontre un auteur de bande dessinée venu de Normandie. Un lien original s’installe entre eux. Style délicat, thème original, une atmosphère de « In the mood for love ».

 

Chapiteau vert de Ludmila Oulitskaia, traduit du russe par Sophie Benech  – Gallimard, 2014

 

Après la période de Staline, 3 étudiants se retrouvent, souffre-douleur de leurs collègues mais soutenus par leur professeur de lettres. Finesse et psychologie, personnages archétypes mais intéressants. Un mélange de fraternité, d’entraide entre les hommes et d’horreurs engendrées par la lâcheté ou le fanatisme politique.

 

Serez-vous des nôtres (La trilogie des rives, 3) d’Emmanuelle Pagano – POL, 2018

En octobre, comme chaque année, une journée de pêche en étang est organisée par Jonathan. En parallèle, son ami David effectue sa dernière remontée en sous-marin. L’amour de l’eau est la toile de fond des souvenirs des deux hommes qui continuent à communiquer en pensée grâce à elle et à leurs souvenirs d’enfance. Intéressant aussi pour la conscience des pêcheurs que la ressource n'est pas infinie, et pour les rapports entre gens de l’eau et gens de la terre.

 

Un cœur bien accordé de Jan-Philipp Sendker, traduit par Laurence Kiéfé – J.C. Lattès, 2015

Plusieurs raisons de lire cet ouvrage : suspense, amour, voyage, fond historique, bouddhisme.

Julie, avocate célibataire de 38 ans, obéit à une voix l’invitant à retrouver la vie d’une paysanne birmane. Voyage historique au moment de la junte des militaires birmans, initiatique – pour avoir un cœur accordé, il faut aimer – et un témoignage sur la vie en Birmanie.

 

 

Nous en avons aussi parlé :

- Trois fois la fin du monde de Sophie Divry – Noir sur Blanc, 2018

- Carte postale de Grèce de Victoria Hislop, traduit de l’anglais par Alice Delarbre – Les Escales, 2017

- Un monde à portée de main de Maylis de Kerangal – Verticales, 2018

- Raconte-moi la fin de Valéria Luiselli, traduit de l’anglais par Nicolas richard – Ed. de l’Olivier, 2018

- Bien connu des services de police de Dominique Manotti – Folio, 2018

- Soleil Hopi, collection Terre humaine.

- Les frères Lehman de Stefano Massoni, traduit de l’italien par Nathalie Bauer  – Globe, 2018

- Mon frère de Daniel Pennac – Gallimard, 2018

- L’ordre du jour de Eric Vuillard – Actes Sud, 2017

- Mémé de Philippe Torreton – L’iconoclaste, 2014

- Un soir en décembre de  Delphine de Vigan – J.C. Lattes, 2005

- Mari et Femme de Zeruya Shalev, traduit de hébreu par Laurence Sendrowicz  – Folio, 2004

 


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